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Passerelles pour avoir accès à l’information diffusée par le Gouvernement : Programme des services de dépôt (PSD) et Les Éditions du gouvernement du Canada (EGC)Exposé de principe
SECTEUR DES PROGRAMMES D’ACCÈS PUBLICTRAVAUX PUBLICS ET SERVICES GOUVERNEMENTAUX CANADALe 17 décembre 1999
1. IntroductionAu moment où le Gouvernement profite de la technologie de l’information pour se rapprocher des citoyens et des intervenants, il faudrait davantage mettre l’accent sur deux programmes ¾ le Programme des Services de dépôt (PSD) et Les Éditions du gouvernement du Canada (EGC) ¾ pour porter au maximum la valeur qu’ils ajoutent aux produits d’information du gouvernement. Le PSD et les EGC sont des programmes importants qui « branchent » les Canadiens et les Canadiennes entre eux et les « branchent » également à leur Gouvernement sans qu’il en coûte trop. Ces programmes sont des exemples de pratiques gouvernementales meilleures et plus transparentes d’un océan à l’autre et, par l’entremise d’Internet, ils offrent ce service à l’échelle planétaire. Les deux programmes offrent une alternative à ceux qui n’ont pas accès à Internet dans les communautés urbaines, rurales ou isolées du Canada et ils accélèrent la transition au mode de distribution électronique de documents. Lorsqu’ils reçoivent un soutien convenable, les programmes deviennent des leviers encore plus puissants pour assurer la connectivité des citoyens, faciliter l’utilisation de l’information diffusée par le Gouvernement et constituer un bassin de citoyens qui ont l’habitude de rechercher, d’utiliser et de créer le savoir. Cet exposé portera sur les moyens dont le Gouvernement dispose pour mettre à profit ses investissements dans les deux programmes. Il examinera également différentes possibilités servant à exploiter au maximum ces programmes, pour que le Gouvernement puisse atteindre son objectif, qui est de faire en sorte que le Canada devienne le pays le mieux branché avec ses citoyens. Le gouvernement deviendra un utilisateur modèle des technologies de l’information et d’Internet. D’ici 2004, nous voulons être connus dans le monde entier comme le gouvernement le mieux branché avec ses citoyens. Les Canadiens et les Canadiennes auront accès à toute l’information et à tous les services gouvernementaux en direct, à l’endroit et au moment qui leur conviennent. Discours du Trône Octobre 1999 2. Les deux programmesLe PSD et les EGC ont été soumis à plusieurs examens officiels et ils ont reçu la désignation de services principaux du Gouvernement. En relevant rapidement les défis, nous pouvons améliorer les programmes de façon à ce qu’ils soutiennent et complètent une gamme de projets axés sur les citoyens, y compris Service Canada, le site du Canada, le Centre d’information du gouvernement (1 800 O-Canada), le Programme d’accès communautaire, les projets d’accroissement de la présence de Patrimoine canadien et les Centres de services aux entreprises du Canada. Les Éditions du gouvernement du Canada (EGC)Établi depuis plus de 100 ans, les EGC sont l’éditeur officiel du gouvernement du Canada permettent au public d’avoir accès aux documents gouvernementaux. Voici certaines des fonctions dont doivent s’acquitter les membres de l’organisation :
Le financement des EGC est fondé sur la méthode du recouvrement intégral des coûts. Les fonds sont tirés de la vente de publications et de services aux ministères clients. Programme des services de dépôt (PSD)Dans le cadre du PSD, qui est financé par crédits parlementaires, des exemplaires de publications fédérales sont distribuées à 955 bibliothèques de dépôt partout au Canada et dans le monde, ce qui rend le matériel accessible au public. Les experts dans ces bibliothèques font ensuite profiter le public de leurs connaissances spécialisées sur l’information diffusée par le Gouvernement. Le PSD offre un « filet de protection » pour l’information publique qui vient compléter les activités des EGC. Il a cette capacité parce que les responsables du programme peuvent renseigner les gens sur les documents produits par le Gouvernement et parce qu’ils veillent à ce que l’information soit distribuée gratuitement à grande échelle. La création, la garde et la conservation de l’information ayant trait aux documents fédéraux, de même que la définition exacte d’un document du Gouvernement sont des tâches accomplies officiellement dans le cadre du programme. Dans le cadre du PSD, les ministères et organismes fédéraux doivent faire parvenir aux responsables du programme leurs publications pour que la distribution s’ensuive. Environ la moitié de tous les ministères et organismes fédéraux satisfont à cette demande. En conséquence, le catalogue est incomplet. Certains ministères qui ont des programmes d’édition élaborés dont le financement est fondé sur la méthode du recouvrement des coûts n’estiment pas avantageux de contribuer au PSD. Dans d’autres cas, les ministères n’ont pas de méthode pour désigner leurs publications et pour les déposer au PSD. Statistique Canada, dont les publications sont particulièrement importantes aux ressources de bibliothèque, participe au PSD. C’est aussi le cas des deux chambres du Parlement. Le PSD conserve également des archives électroniques de documents gouvernementaux qu’il est possible d’accéder, sur-le-champ, par l’entremise d’Internet. Il contribue au Système interactif d’information gouvernementale (SIIG), un projet pilote servant à élaborer un modèle pratique de dépôt et de conservation de documents électroniques. Le PSD entretient et soutient l’infrastructure du « filet de protection » de l’information publique. Cela consiste, entre autres, à élaborer et à coordonner la formation, à faciliter les échanges de publications à l’échelle internationale pour le compte du gouvernement fédéral et à appuyer les moyens de communication utilisés par le Gouvernement pour mettre les citoyens au courant de l’information disponible
Pour offrir un service « tout en un » dans le cadre d’une méthode de diffusion globale de l’information, les deux programmes aident déjà le public à naviguer dans le vaste et souvent complexe réseau de documents qui leur sont disponibles. Les deux programmes sont essentiels à la stratégie du gouvernement du Canada qui consiste à « brancher » les Canadiens et les Canadiennes. Pour préparer le document d’information complémentaire, de nombreux intervenants ont été interviewés, y compris les ministères et organismes gouvernementaux, les distributeurs, les éditeurs, les bibliothèques et les organisations non gouvernementales. Ces intervenants diversifiés ont réitéré l’importance et la valeur qu’ils accordent à ces programmes. Répondre aux besoins qu’ont exprimés les Canadiens et les CanadiennesLes intervenants en sont venus à se fier au PSD et aux EGC pour quatre raisons.
La valeur de l’information est dans son utilisation ¾ si vous devez savoir quelle information demander et si vous ne savez pas si elle existe, vous ne la demanderez pas et vous ne l’utiliserez pas. Juliet Atha, Federal Publications Inc. Combler un créneau important et uniqueCertains confondent la vocation du PSD et des EGC avec le mandat d’entités comme les Archives nationales (AN) et la Bibliothèque nationale (BN). En fait, ces organisations sont très différentes des deux programmes, et leurs objectifs sont également très différents.
La BN et les AN sont à Ottawa tandis que le PSD et les EGC représentent le Gouvernement dans toutes les principales communautés du pays d’un océan à l’autre. Ils ont, par ailleurs, une présence virtuelle par l’entremise d’un catalogue en direct qui contient 100 000 publications électroniques ou sur papier. Plus de 90 p. 100 des Canadiens et des Canadiennes habitent dans une région où il est facile d’avoir accès à une bibliothèque de dépôt. Le PSD et les EGC fournissent des « métadonnées » ou de l’information sur de l’information dans l’ensemble du Gouvernement. Cette activité est unique en son genre dans l’administration fédérale. En conséquence, le Gouvernement peut répondre à des demandes d’information sur une vaste gamme de sujets (« Quelle information est disponible sur...? » « Où puis-je me renseigner au sujet de...? »). Les employés de première ligne sont tenus responsables lorsque le public ne peut pas se procurer de l’information diffusée par le gouvernement dans le format de son choix. Gordon Graham, Renouf Publishing Co. Ltd. Fournir un soutien important pour l’atteinte des principaux objectifs du GouvernementLe PSD et les EGC ont été des outils extrêmement précieux, maniés par le Gouvernement pour l’aider à avancer dans plusieurs importants projets de gestion de communication et d’information. Les deux programmes ont été incorporés à certains des plus importants portefeuilles du Gouvernement.
4. Les défis à venirLe PSD et les EGC ont contribué à l’avancement de plusieurs éléments du programme du Gouvernement, mais il existe de nombreux domaines où le potentiel des programmes n’est pas exploité.
5. Les orientations possibles pour l’avenirLa section précédente mentionne trois domaines dans lesquels les programmes nécessiteraient des améliorations. Voici maintenant les nouvelles orientations qu’il serait possible d’adopter. Améliorer l’accès et l’intermédiationLes programmes font le pont entre l’information et les personnes qui l’utilisent. Grâce aux programmes, les personnes qui agissent en tant qu’intermédiaires peuvent renseigner les gens sur l’information dont ils ont besoin. Les programmes ont toutefois besoin d’outils innovateurs pour organiser l’information, pour appuyer les styles individuels de recherche et pour laisser les utilisateurs adapter l’information. Les bibliothèques de dépôt ont également besoin de mécanismes de soutien pour offrir des services efficaces d’« intermédiation » dans le domaine de la documentation électronique. Par ailleurs, le public devrait pouvoir utiliser le moyen de son choix, c’est-à-dire ne pas avoir à se limiter à celui offert par le Gouvernement. Revoir les modes de financementEn raison du mauvais financement et de l’érosion continue des programmes, il se peut que les programmes soient moins performants et que les employés devenus experts en prestation de services dans ce domaine choisissent de s’en éloigner. Voici des solutions possibles pour remédier aux problèmes de financement :
Pour les EGC : Pour le PSD : Améliorer la synergie entre les projets connexesIl est possible que d’autres occasions se présentent pour améliorer la synergie entre les EGC, le PSD et les projets connexes, comme Service Canada, le site du Canada, le Centre d’information du gouvernement (1 800 O-Canada), le service téléphonique gratuit, les Centres de services aux entreprises du Canada et le Bureau d’information du Canada. 6. ConséquencesManquer aux besoins toujours changeants des EGC et du PSD, notamment à une époque où la gestion de l’information est en pleine révolution, empêcherait le Gouvernement d’atteindre plusieurs de ses objectifs en matière de documentation électronique « en direct ». Cela serait particulièrement le cas si le service d’archivage central était perdu. L’information serait plus difficile à trouver, le gouvernement fédéral s’éloignerait de ses citoyens et les coûts augmenteraient alors que d’autres ministères devraient créer un nouveau système de distribution de documents à l’intention du public. À moins que le contenu de l’information du Gouvernement ne soit fiable, bien structuré et facile d’accès, des transactions électroniques complexes seront difficiles, sinon impossibles à effectuer. En fait, accorder moins d’importance au rôle joué par les deux programmes servirait à « débrancher » les Canadiens et les Canadiennes, plutôt qu’à les « brancher ». En conséquence, une composante clé de la méthode d’accès à l’information du Gouvernement serait perdue. 7. ConclusionAujourd’hui, 92 p. 100 des Canadiens et des Canadiennes habitent dans une région où il est facile d’avoir accès à une bibliothèque de dépôt. Cela signifie que les EGC et le PSD ont fourni des outils exemplaires pour « brancher » les Canadiens et les Canadiennes entre eux et pour les « brancher » au gouvernement fédéral. À l’heure actuelle, l’existence des deux programmes est en jeu. Sans eux, la diffusion de l’information sera plus coûteuse et plus fragmentée. Les utilisateurs dans toutes les communautés auront plus de difficulté à se procurer de l’information et auront moins de moyens pour le faire. Néanmoins, en commençant une discussion réaliste sur les nouvelles orientations qu’il serait possible d’adopter, notamment celles qui concernent le financement, les deux programmes peuvent être pleinement exploités et peuvent continuer d’occuper des positions dominantes dans le domaine de l’information. |
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